Au service des besoins de l’économie réelle
Les besoins de l’économie réelle dans le monde sont pourtant immenses : 3350 mds USD par an d’ici 2030 selon les prévisions McKinsey pour le développement de nos infrastructures en « business as usual » (60% de plus que depuis 1995)[4] ; 2500 mds USD par an d’ici 2035 selon l’AIE pour les seuls secteurs de l’approvisionnement et l’efficacité énergétiques si nous décidons de limiter le réchauffement climatique à 2°C (70% de plus que sur la période récente)[5] ; 5000 à 7000 mds USD par an d’ici 2030 pour atteindre les objectifs de développement durable des Nations Unies principalement dans les pays en développement (pauvreté, alimentation…)[6].
Peu importe au fond de savoir quels seront précisément les montants nécessaires. La finance a ici un rôle crucial à jouer et doit pour cela être fortement réorientée vers l’économie réelle. Ceci implique aussi l’action du régulateur et un volontarisme politique, seul capable d’imprimer sérieusement des priorités liées au bien commun (comme pour la limitation du changement climatique).